Newsletter N°4


L'équipe KARUNA vous souhaite à tous une excellente année 2007.

Nous remercions chaleureusement tous ceux qui nous ont soutenus en 2006, en donnant de leur temps ou en faisant un don.

En ce début d'année, nous vous envoyons des nouvelles de notre clinique mobile de Bodgaya.

Bonne lecture
L'équipe KARUNA


LE  CENTRE  MEDICAL  ET  LA  CLINIQUE  MOBILE
DE  BODH GAYA  AU  BIHAR  (INDE)

    Le troisième projet du Shechen Rabjam Public Charity Trust est le Centre médical et la Clinique mobile de Bodh Gaya, en Inde. Bodh Gaya est l’un des lieux de pèlerinage les plus importants du monde puisque c’est l’endroit où le Bouddha Sakyamouni atteignit l’Eveil. La plupart des gens appartenant aux plus basses castes vivent dans l’Etat du Bihar qui est le plus sous-développé de l’Inde.  La majorité des habitants sont extrêmement pauvres et souffrent de malnutrition. Il n’y a aucune aide médicale dans les zones les plus reculées de cet Etat qui n’a par ailleurs que quelques vagues projets et aucun plan réel pour redresser la situation.

   Le Shechen Rabjam Public Charity Trust travaille en partenariat avec Crossflow Ltd., une organisation caritative basée à Bodh Gaya.

   Le Centre médical de Shéchèn et la Clinique mobile apportent une précieuse aide médicale aux gens qui vivent autour du stoupa et touchent une population d’Hindous, de musulmans, de boudhhistes ainsi que les Intouchables qui constituent le secteur le plus défavorisé de la population indienne ; il s’agit en effet de personnes qui n’ont aucune autre possibilité de se faire soigner.

    Située dans l’enceinte du monastère de Shéchèn, la Clinique consiste en un dispensaire qui fournit une assistance médicale occidentale classique. Elle est ouverte six jours par semaine et des patients de tous âges, de toutes castes, hommes et femmes souffrant d’une variété de maladies guérissables viennent consulter. Ce centre médical traite également de nombreuses maladies infantiles. Ce projet est unique dans la ville sacrée de Bodh Gaya ; il représente ainsi une aide inestimable pour les gens des villages avoisinants.

    Depuis le mois d’octobre 2006, la Clinique mobile de Shéchèn passe régulièrement cinq jours par semaine dans différents villages (auparavant elle n’allait dans les villages que trois fois par semaine) des districts avoisinants, fournissant ainsi des soins médicaux gratuits.  Elle couvre maintenant dix villages, ce qui signifie qu’elle touche une population de plus de 200.000  habitants. Les personnes infirmes ou trop pauvres pour se déplacer ont maintenant la possibilité de consulter un médecin.

  Depuis le mois d’octobre 2006, la Clinique mobile de Shéchèn passe régulièrement cinq jours par semaine dans différents villages (auparavant elle n’allait dans les villages que trois fois par semaine) des districts avoisinants, fournissant ainsi des soins médicaux gratuits.  Elle couvre maintenant dix villages, ce qui signifie qu’elle touche une population de plus de 200.000  habitants. Les personnes infirmes ou trop pauvres pour se déplacer ont maintenant la possibilité de consulter un médecin.

   Notre équipe comprend deux médecins, deux infirmières, des aides-soignants ainsi que des personnes chargées de distribuer les médicaments. Ils parlent tous la langue locale et connaissent bien les maladies spécifiques de cette région.

   L’accroissement de la réputation de la clinique a vu augmenter proportionnellement le nombre de patients quotidiens. Pour la période neuf mois, allant du Ier janvier au 30 septembre 2006, le Centre médical et la Clinique mobile ont examiné  et traité 11 796 adultes et 7 143 enfants.
Notre budget annuel, médicaments et salaires compris, s’élève à  70.000 U$ (pour 2006) et nous espérons atteindre 110.000 U$ en 2007.

   La Clinique traite également des patients atteints de tuberculose, de façon limitée en raison des contraintes budgétaires. En effet, l’apathie et la corruption ont empêché que tous les programmes du gouvernement et ceux de l’Organisation Mondiale pour la Santé ne touchent ce type de patients.

    A l’heure actuelle, nous avons 63 malades souffrant de tuberculose, y compris des enfants en bas âge. Outre cette maladie, la Clinique traite également des malades atteints de différentes pathologies : 30 lépreux ; plus de 150 cas d’asthme et 50 patients souffrants de problèmes cardiaques.

   
Tous ces patients sont traités à la fois par le Centre médical de Shéchèn et par la Clinique mobile.

    Le Shechen Trust a également installé des puits tubés dans certains villages extrêmement pauvres afin d’éviter la fluorose et les maladies provoquées par l’eau contaminée. Ces puits tubés, creusés très profondément dans le sol, ont contribué à améliorer la santé dans au moins deux villages, ceux de Bhupnagar et Mastribar.  Un puit tubé coûte entre 1.500 et 2.000 U$, selon la nature du sol. L’équipe médicale a également sensibilisé la population aux problèmes d’immunisation des nouveaux-nés et des enfants en bas âge, d’hygiène, de propreté et des maladies saisonnières.

   Afin de s’assurer qu’une autre organisation n’accomplisse pas le même travail qu’elle, l’équipe médicale travaille en collaboration étroite avec d’autres institutions analogues. Le Centre médical recherche une aide additionnelle unique de 150.000 U$ afin de créer une autre clinique qui abriterait  des salles d’examens, un laboratoire d’analyses, un centre spécialement réservé au programme de détection et de soin de la tuberculose, une salle

séparée pour les femmes et les enfants ainsi qu’un centre de soins pour les patients gravement malades (centre de jour et de nuit comprenant une infirmière à temps plein). Jusqu’à présent, nous avons reçu 25 000 U$ pour ce centre médical.
Ce nouveau bâtiment est absolument indispensable si l’on veut commencer le programme de l’OMS destiné qui a pour but d’éradiquer le sida, l’hépatite B, la malaria et la tuberculose (avec une section séparée pour cette maladie) ; en effet tous les patients susceptibles d’avoir contracté la tuberculose subiront automatiquement des tests de dépistages du sida et autres analyses de base. Lorsque le Centre anti-tuberculeux sera fonctionnel, le Centre médical sera en mesure d’augmenter ses activités, car 50 % du budget prévu pour les médicaments est destiné aux soins de patients tuberculeux.

Le programme de santé du Centre médical et de la clinique mobile prévoit d’ouvrir un centre de planning familial  qui inclura des soins destinés aux femmes enceintes ainsi que des méthodes contraceptives.

Voici quelques cas pour lesquels l’intervention du Centre médical s’est révélée déterminante dans le traitement de patients très pauvres.

1.      Guddu Manjhi, un jeune homme pauvre de 19 ans a fait tout le chemin depuis son village de Hathiyar jusqu’au centre médical de Shéchèn. Ses symptômes majeurs étaient une toux, de la fièvre et des douleurs aiguës dans la poitrine depuis 15 jours. Après auscultation, radiographies et analyses
de sang, il s’avéra que ses poumons étaient normaux, à l’exception d’un écoulement pleural dans le poumon gauche (il s’agit d’un liquide qui emplit la cavité pleurale, espace situé entre les poumons et la cage thoracique). L’équipe médicale a effectué une ponction de ce liquide à partir du thorax et a immédiatement envoyé ce liquide à un laboratoire local pour qu’il soit analysé. Le coût de ces analyses a été pris en charge par le Centre médical de Shéchèn. Il s’est avéré plus tard que Guddu était atteint de tuberculose. Il est actuellement en cours de traitement anti-tuberculeux et suivi par
la clinique.

2.      Rohit Kumar, un petit garçon d’un an a été amené au Centre par ses parents ; il souffrait d’une forte fièvre, de toux, était enrhumé et présentait des difficultés respiratoires. Ce petit enfant avait été
auparavant traité par un médecin local sans aucune amélioration.  C’est ainsi que la mère de Rohit avait emmené l’enfant consulter notre médecin après avoir entendu parler de la clinique. L’enfant était énervé, mais nous sommes parvenus à le calmer. Après examen, le médecin du Centre a diagnostiqué une broncho-pneumonie. Un traitement à base de piqûres d’antibiotique, de nébulisation d’autres médicaments auxiliaires fut administré à Rohit pendant trois jours. Nous avons demandé à sa mère de revenir au terme de ces trois jours, ce qu’elle fit. Rohit va beaucoup mieux maintenant. On lui a prescrit un traitement par voie orale à suivre pendant 7 jours.

3.      Saziya Katun,  une petite fille,  fut amenée à la Clinique par sa mère. Elle avait un énorme abcès à la fesse.  La mère de Saziya l’avait fait examiner par un médecin qui demandait 500 roupies (une somme exorbitante pour tout villageois du Bihar). Elle avait entendu parler de notre clinique et avait donc décidé de venir. Après examen, notre équipe a retiré 50ml de pus de cet abcès. On demanda à la mère de venir régulièrement pour changer les pansements. Saziya se rétablit normalement. On lui a également administré des antibiotiques et des analgésiques.

3.      Saziya Katun,  une petite fille,  fut amenée à la Clinique par sa mère. Elle avait un énorme abcès à la fesse.  La mère de Saziya l’avait fait examiner par un médecin qui demandait 500 roupies (une somme exorbitante pour tout villageois du Bihar). Elle avait entendu parler de notre clinique et avait donc décidé de venir. Après examen, notre équipe a retiré 50ml de pus de cet abcès. On demanda à la mère de venir régulièrement pour changer les pansements. Saziya se rétablit normalement. On lui a également administré des antibiotiques et des analgésiques.

4.      Reshmi Kumari, une petite fille de deux ans est venue au Centre accompagnée de sa mère, une femme très pauvre. Reshmi souffrait de malnutrition, avait un poids insuffisant et souffrait de tuberculose osseuse, maladie diagnostiquée par un pédiatre de Gaya, ville située à 15 km de Bodh Gaya. Mais la famille étant extrêmement pauvre, elle ne pouvait payer le traitement. Après un examen attentif de notre médecin, la fillette fut mise sous traitement anti-tuberculeux. Nous lui avons également administré un supplément alimentaire protéiné.

5.      Sita Devi, une patiente de 20 ans extrêmement défavorisée, est arrivée au Centre médical en présentant une forte fièvre, des urines claires et une coloration jaune des yeux ainsi qu’une légère distention de la cavité abdominale. Elle souffrait d’une grave anémie couplée d’une jaunisse, d’une
hypertrophie du foie et d’ascite (eau dans la cavité abdominale). On l’envoya faire une échographie de l’abdomen, une radiographie des poumons, des analyses de sang pour déterminer son taux d’hémoglobine et vérifier l’hypothèse de l’hépatite. Toutes ces analyses furent financées par la
clinique. Une fois les résultats obtenus, on put déterminer qu’elle souffrait d’une insuffisance cardiaque confirmée par la radiographie pulmonaire et l’échographie. Elle souffrait également de jaunisse provoquée par la congestion des veines hépatiques. Elle est à présent sous traitement
et son état s’améliore.

6.      Karihma Kumari, une enfant de 7 ans est arrivée au Centre médical de Shéchèn avec sa mère, en présentant des symptômes d’insuffisance respiratoire, de distention abdominale et de manque d’appétit.

L’auscultation permit de déceler un souffle au coeur, ce qui permettait d’évoquer une maladie cardiaque valvulaire. Elle fut envoyée chez un cardiologue à Patna afin d’effectuer un examen plus approfondi. Mais au bout de 2 jours, la mère et la petite fille revinrent à la clinique et supplièrent le médecin de lui donner un traitement car la famille n’avait pas les moyens de faire ces examens approfondis. Le médecin envoya Karihma passer une échographie du cœur afin de confirmer le diagnostic et la gravité du cas. Les soins et le traitement médical administrés ont maintenant permis une amélioration de son état et une réduction de ses symptômes.

7.      Mona Devi, une femme de 45 ans, est venue consulter à la clinique mobile dans le village de Kharati. Elle souffrait d’une profonde blessure à la jambe droite, juste au-dessous du genou, causée par une chute dans un escalier, quelques jours auparavant. Sa plaie était profonde, infectée et le
tissu conjonctif était à vif. L’équipe médicale a nettoyé la blessure et a fait 10 points de suture. On lui a administré des antibiotiques et des anti-inflammatoires en lui conseillant de bien protéger sa plaie. Elle fut convoquée 5 jours plus tard à la clinique du monastère pour vérifier la cicatrisation et changer les pansements.

8.      Amit Kumar, un garçon de 12 ans fut amené d’urgence au Centre médical de Shéchèn avec une grave diarrhée (il était allé plus de 10 fois à la selle en 12 heures) et des vomissements et présentait des signes de complète déshydratation. Il s’agissait d’un cas de gastro-entérite aiguë. On lui donna des antibiotiques et on le réhydrata à l’aide de sels minéraux à la clinique de Shéchèn. Ses parents furent contents du traitement  administré.

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