| 1 . Quelques chiffres : 
2.Ressources humaines de la clinique
Le nombre de salariés au sein de la Clinique s’élève
aujourd’hui à 50.
Les départs et les remplacements :
pour des raisons personnelles, 3 membres du personnel ont quitte
leur poste : une à la réception, l’autre
à la fabrique de médicaments tibétains et la
dernière à la clinique dentaire. Ces personnes ont
été immédiatement remplacées par des
profils équivalents.
Nouvelles
embauches :
- La surveillance des patients de l’hospice
24 heures sur 24 et l’entretien 7 jours sur 7 a nécessité
l’embauche de 2 nouvelles personnes pour l’assistance
des infirmiers et l’entretien. Ces dernières
ont été sélectionnées parmi les
jeunes femmes en difficulté (seules, abandonnées
avec enfant) dont la clinique s’occupe depuis plusieurs
mois.
- Isabelle Pastor a été embauchée en
qualité de directrice adjointe pour soutenir Dominique
G. Marchal. Isabelle a dirigé pendant 3 ans une association
française au Népal qui s’occupe du trafic
des enfants en vue de leur prostitution en Inde. |
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Les formations
du personnel :
- Une de nos assistantes infirmières est actuellement en
formation continue pour obtenir son diplôme complet d’infirmière.
Elle n’est donc présente à la clinique que les
après midis, les matins étant réservés
à ses cours. Cette formation durera 6 mois.
- Un médecin et une infirmière ont bénéficie
d’une seconde formation en soins palliatifs organisée
et donnée pendant 5 jours. Leur motivation lors de la reprise
de leur travail a démontré l’importance de telles
formations.
Les
volontaires :
Nous remercions chaleureusement pour leur soutien le docteur
Hans-Petter Hoffert, médecin généraliste
allemand, Marie Biboulet, médecin généraliste
française, Carole Chaineaux, dentiste française
et Béatrice de Limette, accompagnatrice des personnes
en fin de vie.
Nous nous réjouissons de l’arrivée
de Gabrielle Guster, infirmière allemande qui sera
parmi nous pendant trois mois.
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une
de nos volontaires actuelles en action |
3.Les succès des quatre derniers mois
Le succès de l’hospice :
des le mois de janvier et après une première
période pour laisser le « bouche à
oreille » faire connaître notre hospice,
il est désormais plein et connu des autres hospices
de Katmandou.
Le soutien régulier d’un spécialiste
SIDA et Maladies Sexuellement Transmissibles :
les cas de patients victimes du SIDA sont croissants. Afin
de garantir à nos patients les meilleurs traitements
disponibles au Népal, le Docteur Basu Dev Pandey,
responsable du service des maladies infectieuses de l’hôpital
Teku, a accepté de nous soutenir régulièrement.
Il formera également l’ensemble du personnel
afin de limiter les peurs et assurer la sécurité
de notre personnel.
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Une de nos malades (une jeune femme de 32 ans) en fauteuil roulant
promenée par son mari. |
La coordination d’action et la collaboration de notre
hospice avec les autres hospices de Katmandou : il
n’existe à ce jour que 3 hospices à Katmandou.
Malgré la prise de contact restée pour le moment infructueuse
avec un de ces hospices, le contact avec l’autre a conduit
immédiatement à des perspectives communes de soutien,
d’échanges et de formations communes pour nos personnels.
Les prémisses d’un service psychosocial :
Grâce au soutien de Carisse Busquet, psychologue française
parlant couramment népalais, une évaluation des besoins
de nos patients et des enfants sponsorisées par la clinique
pour leur éducation a révèle le besoin de créer
une unité psychosociale. Carisse suit déjà
des patients et le changement rapide de leur état psychologique
est très encourageant. L’écoute reste encore
un luxe au Népal.
Les résultats scolaires des 81 enfants sponsorisés pour
leur santé et leur éducation : l’année
scolaire se clôture au Népal au mois de mars par des
examens. Les résultats de fin d’année démontrent
pour l’ensemble une grande motivation et un souhait de poursuite
de l’école. Parmi les enfants récompensés
pour leurs excellents résultats scolaires, 2 étaient
soutenus par la Clinique et étaient auparavant des enfants
des rues.
Le projet « Alcooliques Anonymes » :
la clinique met à la disposition du groupe AA une salle pour
se réunir 2 fois par semaine et soutient sur le plan médical
les membres. Grâce à cela, 6 membres ont fait la démarche
volontaire de partir en centre de réhabilitation pour personnes
alcooliques et droguées. Leur traitement durera 3 mois.
La poursuite du soutien financier de nos sponsors et la
confiance de nouveaux : Les débuts d’année
soulèvent toujours des questions budgétaires et des
inquiétudes sur les fonds dont nous disposons pour garantir
à nos patients les meilleurs soins aux prix les plus bas.
Toutefois la réactivité immédiate de nos sponsors
habituels ainsi que celle de nouveaux sponsors nous a profondément
touchée. Même si la pérennité de notre
projet reste encore notre préoccupation, ces réactions
ont été les garants de nos efforts et de la qualité
de notre travail.
4.Les principales difficultés du trimestre
Notre principale difficulté a été liée
à la situation politique. Le pays a été paralysé
pendant quasiment un mois. Nous avons réussi à maintenir
la clinique ouverte mais tous nos services n’ont pas pu être
assurés, certains membres du personnel ne pouvant se déplacer.
Un seul blessé est venu se faire soigner. Maintenant une
totale neutralité dans les questions politiques internes,
nous avons bien évidemment accepté de le soigner.
5.Les principaux défis pour les 3 prochains mois
- Le renforcement du réseau externe de la clinique avec
les hôpitaux, les cliniques, les associations de violence
contre les femmes et les enfants, la police, les orphelinats, etc.
- L’identification de sources génératrices
de revenus pour les mères et parents des enfants sponsorisés
afin de les rendre autonomes.
- Le renforcement de notre système informatique de récolte
de données actuel, la création d’un système
informatique de gestion de stocks (pharmacies) et la création
d’une base de données informatique sur les enfants
et les familles sponsorisés.
- La formation de tout le personnel sur la problématique
du SIDA, les moyens de prévention et la sécurité
au travail.
- Le suivi des enfants sponsorisés en coordination avec
les professeurs et le directeur d’école.
6.Les événements marquants des quatre derniers
mois
| Le décès
d’Ama : une pensée affectueuse
de toute l’équipe pour Ama une patiente de notre
hospice, decedee en Avril à l’age de 76 ans.
L’enseignement quotidien d’un vieux sage :
depuis plusieurs semaines, un vieux moine bouddhiste âgé
de 84 ans était dans notre hospice souffrant d’infection
pulmonaire sérieuse. Son état très faible
s’était amélioré progressivement
grâce aux soins et à l’attention que l’équipe
de la clinique lui apportait. Depuis il était l’exemple
vivant d’un Sage ayant accepté et intégré
l’impermanence de la vie. Il nous en parlait sereinement,
lucidement, et nous donnait à tous l’espoir de
pouvoir vivre nos derniers instants de la même façon.
Ce vieux sage nous a quitte récemment. Nous lui sommes
tous très reconnaissants pour ses leçons de
vie.
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| Les enfants d’Humla :
Alertée par un jeune moine, la clinique a décidé
de prendre en charge 5 nouveaux enfants venant d’un district
éloigné (Humla) affecté par la guérilla
maoïste.Le destin des enfants d’Humla en ce moment
est terrible. |
Engagés de force
dans les troupes maoïstes, ils n’ont le choix que
de fuir le district et de quitter leur famille. Un réseau
de trafic d’enfants s’est créé profitant
de cette situation. Même si le nombre est faible par
rapport à l’ampleur du problème, la clinique
a souhaite s’associer à l’action d’autres
personnes et organisations pour éviter à certains
enfants un destin tragique. Leur scolarisation en pension
est donc assurée. |
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L’histoire de Urgen Dorjee : Urgen est âgé
de 36 ans. Il est alcoolique chronique. Sa femme l’a quitté
ne pouvant plus tolérer ses abus. Elle est partie avec son
fils. Constamment ivre, Urgen passait son temps dans la rue à
mendier. C’est dans ces circonstances que notre responsable
du projet des alcooliques l’a récupère. Grâce
à son soutien, grâce à son assiduité
aux réunions du groupe AA, Urgen a décide de partir
pendant 3 mois dans un centre de réhabilitation. Il a suivi
le traitement avec succès. Il est aujourd’hui dehors.
Conscient qu’il est toujours en convalescence, il est soutenu
par notre responsable du projet et les membres du groupe. Il revoit
désormais son fils. Il recherche du travail et est volontaire
dans un monastère. Un cas à suivre et à soutenir…..
7.Quelques mots sur un de nos services : le service
dentaire
L’hygiène dentaire
n’est absolument pas la priorité actuelle du
Ministère de la santé népalaise. D’autres
maladies telles que le SIDA, la tuberculose, sont prioritaires.Il
ne s’agit toutefois pas de la seule barrière
que rencontrent les soins dentaires au Népal.Les très
faibles revenus des familles népalaises, l’éloignement
et l’isolement géographique des villages, le
coût élevé des traitements, la peur du
«dentiste » et le manque d’éducation
sur la santé dentaire sont autant de facteurs qui se
rajoutent à l’indifférence gouvernementale.
C’est donc dans ce contexte que la clinique Shechen
challenge les fatalités et propose à ses patients
les meilleurs soins au plus bas prix. Nous ne pouvons pas
le cacher : c’est un vrai succès !
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