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Newsletter N°1
CLINIC SHECHEN
RAPPORT DE SITUATION
Janvier/Février/Mars/Avril 2006
1 . Quelques chiffres :



2.Ressources humaines de la clinique

Le nombre de salariés au sein de la Clinique s’élève aujourd’hui à 50.

Les départs et les remplacements : pour des raisons personnelles, 3 membres du personnel ont quitte leur poste : une à la réception, l’autre à la fabrique de médicaments tibétains et la dernière à la clinique dentaire. Ces personnes ont été immédiatement remplacées par des profils équivalents.

Nouvelles embauches :

- La surveillance des patients de l’hospice 24 heures sur 24 et l’entretien 7 jours sur 7 a nécessité l’embauche de 2 nouvelles personnes pour l’assistance des infirmiers et l’entretien. Ces dernières ont été sélectionnées parmi les jeunes femmes en difficulté (seules, abandonnées avec enfant) dont la clinique s’occupe depuis plusieurs mois.

- Isabelle Pastor a été embauchée en qualité de directrice adjointe pour soutenir Dominique G. Marchal. Isabelle a dirigé pendant 3 ans une association française au Népal qui s’occupe du trafic des enfants en vue de leur prostitution en Inde.

 


Les formations du personnel :

- Une de nos assistantes infirmières est actuellement en formation continue pour obtenir son diplôme complet d’infirmière. Elle n’est donc présente à la clinique que les après midis, les matins étant réservés à ses cours. Cette formation durera 6 mois.

- Un médecin et une infirmière ont bénéficie d’une seconde formation en soins palliatifs organisée et donnée pendant 5 jours. Leur motivation lors de la reprise de leur travail a démontré l’importance de telles formations.

Les volontaires :

Nous remercions chaleureusement pour leur soutien le docteur Hans-Petter Hoffert, médecin généraliste allemand, Marie Biboulet, médecin généraliste française, Carole Chaineaux, dentiste française et Béatrice de Limette, accompagnatrice des personnes en fin de vie.

Nous nous réjouissons de l’arrivée de Gabrielle Guster, infirmière allemande qui sera parmi nous pendant trois mois.

une de nos volontaires actuelles en action

3.Les succès des quatre derniers mois

Le succès de l’hospice : des le mois de janvier et après une première période pour laisser le « bouche à oreille » faire connaître notre hospice, il est désormais plein et connu des autres hospices de Katmandou.


Le soutien régulier d’un spécialiste SIDA et Maladies Sexuellement Transmissibles : les cas de patients victimes du SIDA sont croissants. Afin de garantir à nos patients les meilleurs traitements disponibles au Népal, le Docteur Basu Dev Pandey, responsable du service des maladies infectieuses de l’hôpital Teku, a accepté de nous soutenir régulièrement. Il formera également l’ensemble du personnel afin de limiter les peurs et assurer la sécurité de notre personnel.


Une de nos malades (une jeune femme de 32 ans) en fauteuil roulant promenée par son mari.

La coordination d’action et la collaboration de notre hospice avec les autres hospices de Katmandou : il n’existe à ce jour que 3 hospices à Katmandou. Malgré la prise de contact restée pour le moment infructueuse avec un de ces hospices, le contact avec l’autre a conduit immédiatement à des perspectives communes de soutien, d’échanges et de formations communes pour nos personnels.

Les prémisses d’un service psychosocial : Grâce au soutien de Carisse Busquet, psychologue française parlant couramment népalais, une évaluation des besoins de nos patients et des enfants sponsorisées par la clinique pour leur éducation a révèle le besoin de créer une unité psychosociale. Carisse suit déjà des patients et le changement rapide de leur état psychologique est très encourageant. L’écoute reste encore un luxe au Népal.

Les résultats scolaires des 81 enfants sponsorisés pour leur santé et leur éducation : l’année scolaire se clôture au Népal au mois de mars par des examens. Les résultats de fin d’année démontrent pour l’ensemble une grande motivation et un souhait de poursuite de l’école. Parmi les enfants récompensés pour leurs excellents résultats scolaires, 2 étaient soutenus par la Clinique et étaient auparavant des enfants des rues.


Le projet « Alcooliques Anonymes » : la clinique met à la disposition du groupe AA une salle pour se réunir 2 fois par semaine et soutient sur le plan médical les membres. Grâce à cela, 6 membres ont fait la démarche volontaire de partir en centre de réhabilitation pour personnes alcooliques et droguées. Leur traitement durera 3 mois.

La poursuite du soutien financier de nos sponsors et la confiance de nouveaux : Les débuts d’année soulèvent toujours des questions budgétaires et des inquiétudes sur les fonds dont nous disposons pour garantir à nos patients les meilleurs soins aux prix les plus bas. Toutefois la réactivité immédiate de nos sponsors habituels ainsi que celle de nouveaux sponsors nous a profondément touchée. Même si la pérennité de notre projet reste encore notre préoccupation, ces réactions ont été les garants de nos efforts et de la qualité de notre travail.

4.Les principales difficultés du trimestre

Notre principale difficulté a été liée à la situation politique. Le pays a été paralysé pendant quasiment un mois. Nous avons réussi à maintenir la clinique ouverte mais tous nos services n’ont pas pu être assurés, certains membres du personnel ne pouvant se déplacer. Un seul blessé est venu se faire soigner. Maintenant une totale neutralité dans les questions politiques internes, nous avons bien évidemment accepté de le soigner.

5.Les principaux défis pour les 3 prochains mois

- Le renforcement du réseau externe de la clinique avec les hôpitaux, les cliniques, les associations de violence contre les femmes et les enfants, la police, les orphelinats, etc.

- L’identification de sources génératrices de revenus pour les mères et parents des enfants sponsorisés afin de les rendre autonomes.

- Le renforcement de notre système informatique de récolte de données actuel, la création d’un système informatique de gestion de stocks (pharmacies) et la création d’une base de données informatique sur les enfants et les familles sponsorisés.

- La formation de tout le personnel sur la problématique du SIDA, les moyens de prévention et la sécurité au travail.

- Le suivi des enfants sponsorisés en coordination avec les professeurs et le directeur d’école.


6.Les événements marquants des quatre derniers mois

Le décès d’Ama : une pensée affectueuse de toute l’équipe pour Ama une patiente de notre hospice, decedee en Avril à l’age de 76 ans.


L’enseignement quotidien d’un vieux sage
 : depuis plusieurs semaines, un vieux moine bouddhiste âgé de 84 ans était dans notre hospice souffrant d’infection pulmonaire sérieuse. Son état très faible s’était amélioré progressivement grâce aux soins et à l’attention que l’équipe de la clinique lui apportait. Depuis il était l’exemple vivant d’un Sage ayant accepté et intégré l’impermanence de la vie. Il nous en parlait sereinement, lucidement, et nous donnait à tous l’espoir de pouvoir vivre nos derniers instants de la même façon. Ce vieux sage nous a quitte récemment. Nous lui sommes tous très reconnaissants pour ses leçons de vie.


Les enfants d’Humla : Alertée par un jeune moine, la clinique a décidé de prendre en charge 5 nouveaux enfants venant d’un district éloigné (Humla) affecté par la guérilla maoïste.Le destin des enfants d’Humla en ce moment est terrible.
Engagés de force dans les troupes maoïstes, ils n’ont le choix que de fuir le district et de quitter leur famille. Un réseau de trafic d’enfants s’est créé profitant de cette situation. Même si le nombre est faible par rapport à l’ampleur du problème, la clinique a souhaite s’associer à l’action d’autres personnes et organisations pour éviter à certains enfants un destin tragique. Leur scolarisation en pension est donc assurée.


L’histoire de Urgen Dorjee
 : Urgen est âgé de 36 ans. Il est alcoolique chronique. Sa femme l’a quitté ne pouvant plus tolérer ses abus. Elle est partie avec son fils. Constamment ivre, Urgen passait son temps dans la rue à mendier. C’est dans ces circonstances que notre responsable du projet des alcooliques l’a récupère. Grâce à son soutien, grâce à son assiduité aux réunions du groupe AA, Urgen a décide de partir pendant 3 mois dans un centre de réhabilitation. Il a suivi le traitement avec succès. Il est aujourd’hui dehors. Conscient qu’il est toujours en convalescence, il est soutenu par notre responsable du projet et les membres du groupe. Il revoit désormais son fils. Il recherche du travail et est volontaire dans un monastère. Un cas à suivre et à soutenir…..

7.Quelques mots sur un de nos services : le service dentaire

L’hygiène dentaire n’est absolument pas la priorité actuelle du Ministère de la santé népalaise. D’autres maladies telles que le SIDA, la tuberculose, sont prioritaires.Il ne s’agit toutefois pas de la seule barrière que rencontrent les soins dentaires au Népal.Les très faibles revenus des familles népalaises, l’éloignement et l’isolement géographique des villages, le coût élevé des traitements, la peur du «dentiste » et le manque d’éducation sur la santé dentaire sont autant de facteurs qui se rajoutent à l’indifférence gouvernementale. C’est donc dans ce contexte que la clinique Shechen challenge les fatalités et propose à ses patients les meilleurs soins au plus bas prix. Nous ne pouvons pas le cacher : c’est un vrai succès !

 

 

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